C'est le dernier round. Comme annoncé. Parce qu'enfin, tout a une fin. Je peux annoncer que la boucle est bouclée, que je ne regrette rien. On s'attache à garder, sur soi, des principes, des fondamentaux et puis, un jour, à cause d'un évènement impromptu – une rupture, un divorce, une voix manquée ou juste des yeux ouverts – on décide de casser la baraque, de mettre ces principes, ces fondamentaux qui rythmaient nos vies au placard. On décide de vivre et le « quant à soi » et le « tout pour soi » deviennent choses vraies. Peu de gens avouent être égoïstes et un très petit nombre disent que le soir, ils ne pensent qu'à leur famille et à eux. On a déjà assez de soucis avec soi-même que de s'en créer d'autres avec des gens qui n'ont, strictement, rien à faire de soi. Alors, oui, peut-être, c'est triste et ça ne se fait pas mais je suis maintenant rentrer dans cette optique du « quant à soi » et « tout pour soi » et au final, ça soulage et ça permet de crier à la face du monde : Je vis.
Que cela puisse surprendre les personnes les plus attentives à mes mots et maux, cela n'est pas mon problème. Mon problème n'est pas de savoir quel jean je vais porter demain : j'ai d'autres prérogatives plus importantes. Je ne suis qu'une adolescente de seize ans en section littéraire et qui a traversé une période que les bien bénis nomment « traversée du désert ». Elle n'est pas d'un genre politique, je ne me suis pas retrouvée seule, sans ami, m'éloignant de la grande ville, me retirant dans la campagne et préparant un plan de bataille pour retrouver mes sphères traditionnelles d'influences. Elle est du genre humaine cette traversée du désert. Elle est du genre collante, tourmentée et tourmentante. Elle colle aux basques jusqu'au jour où l'on se réveille et l'on décide que cette longue léthargie que l'on croyait être imposée est finie. Qu'elle n'a du sens que si l'on décide de lui en donner. Que l'on découvre qu'elle nous prend un temps infini. Et du temps infini, à moins d'avoir la recette pour vivre mille ans, nous n'en avons pas et donc nous ne pouvons pas nous permettre d'en gâcher. Alors, un beau jour, nous décidons de dire stop et de pouvoir affirmer : Je suis en vie.
Et même si beaucoup de gens le sont – en vie, je veux dire – peu de gens savent ce que cela signifie. Je ne prétends pas le savoir et que mon cas reflète l'exacte et l'entière définition de ce groupe nominale. Pour moi, être en vie, c'est s'apercevoir chaque jour que des gens, des choses, des évènements vous tiennent à c½ur. Que vous vivez, que vous vous battez pour des choix, des raisons qui vous sont propres. Les miennes sont simples, l'amour de mes parents, de ma famille et le respect que je leur dois. Les obligations qui sont les miennes par rapport à eux. Ils attendent une certaine façon de me comporter, de parler, de faire, de travailler et, après avoir longtemps refuser d'agir comme ce qu'ils attendaient, j'ai rangé mon côté rebelle et révolutionnaire et j'ai décidé d'adapter mon comportement à ce qu'ils attendaient. J'ai compris que c'était à moi de m'adapter et non aux traditions familiales de s'adapter à moi. Je suis rentrée dans le moule même si certains m'ont dit cette grande et belle phrase, lourde de sens et qui est vrai : J'ai mûris.
Certaines personnes vont vous l'affirmer, je ne suis plus la même. Je me refuse d'apitoyer sur mon sort – même si ce dernier n'est pas très dur – je refuse de critiquer quelqu'un que je ne connais pas mais jamais je ne refuse de mettre des coups de poignards quand on m'insupporte. Je ne suis pas schizophrène, je suis juste respectable, respectée dans une certaine communauté et je ferais tout pour que cela continue, en employant tous moyens même les moins plaisant. Je suis dure, je suis une garce, une espèce de caïd mais encore plus méchante que Soprano car je suis dotée d'un cerveau qui mémorise tout et qui en sait assez pour pouvoir clouer sur la place publique celui que je ne supporte pas. Bref, je suis méchante mais cette méchanceté est assumée. Elle me sert de paroi, de barrière entre ce que je suis et ce que j'étais, entre ce que je veux et ce que j'ai, entre ce que je dois faire et ce que je veux faire, entre qui je suis et qui je voudrais être. C'est utile. Je cloisonne.
Je pense que les personnes qui lisent ceci doivent être lassés et se demandent quand cela va s'arrêter. Bientôt, bientôt. Je vous explique rapidement ce que je compte faire. Je compte respecter mes promesses et mes engagements mais je ne compte pas en prendre d'autres vis-à-vis de qui que ce soit (à vous de lire entre les lignes), je ne compte pas vivre à deux cent à l'heure, au dessus de mes forces et ma santé et après m'étonner de mettre en péril certaines valeurs sacrées dont celle du travail et des résultats, je continue à ne pas oublier à qui je dois de redonner un coup de main si nécessaire et même si cela ne m'enchante guère. Je suis une femme d'honneur.
Pourquoi ne dis-je pas fille à la place de femme ? car j'estime que je m'approche plus de la définition de femme que de fille. J'attends une certaine chose, je rêve de certaines choses, j'effectue certaines choses et toutes ces choses rassemblées me donnent la force de, chaque jour, continuer à chercher le moteur qui fera avancer ma voiture (certains de mes amis vont reconnaître l'un de mes plus beaux proverbes.) Honnêtement, je ne crois pas en l'Amour et je ne tiens pas à le chercher, je n'aime pas être lassée et je me lasse vite. Je crois qu'à un certain moment de notre vie, il existe des sentiments amoureux dû à des histoires, à un but ou autre que l'on a en commun l'un avec l'autre et que ces sentiments amoureux s'effilochent avec le temps (donc donne une joyeuse rupture) ou, au contraire, se renforcent et ce qui doit en découler en découle. J'attends ce moment et la personne avec une patience non feinte car je sais que ce n'est pas un problème en soi pour moi : Je suis jolie.
J'ai donc parlé de mes sentiments amoureux, de mes sensations internes, de mon passé et de ce qu'il m'attend. Je crois, maintenant, sincèrement, pouvoir affirmer que j'ai, enfin, enfin, pu faire cela : J'ai bouclé la boucle de ma ceinture The end. Et j'espère que ce texte que je n'ai pas écris avec plan tient la route.
Que cela puisse surprendre les personnes les plus attentives à mes mots et maux, cela n'est pas mon problème. Mon problème n'est pas de savoir quel jean je vais porter demain : j'ai d'autres prérogatives plus importantes. Je ne suis qu'une adolescente de seize ans en section littéraire et qui a traversé une période que les bien bénis nomment « traversée du désert ». Elle n'est pas d'un genre politique, je ne me suis pas retrouvée seule, sans ami, m'éloignant de la grande ville, me retirant dans la campagne et préparant un plan de bataille pour retrouver mes sphères traditionnelles d'influences. Elle est du genre humaine cette traversée du désert. Elle est du genre collante, tourmentée et tourmentante. Elle colle aux basques jusqu'au jour où l'on se réveille et l'on décide que cette longue léthargie que l'on croyait être imposée est finie. Qu'elle n'a du sens que si l'on décide de lui en donner. Que l'on découvre qu'elle nous prend un temps infini. Et du temps infini, à moins d'avoir la recette pour vivre mille ans, nous n'en avons pas et donc nous ne pouvons pas nous permettre d'en gâcher. Alors, un beau jour, nous décidons de dire stop et de pouvoir affirmer : Je suis en vie.
Et même si beaucoup de gens le sont – en vie, je veux dire – peu de gens savent ce que cela signifie. Je ne prétends pas le savoir et que mon cas reflète l'exacte et l'entière définition de ce groupe nominale. Pour moi, être en vie, c'est s'apercevoir chaque jour que des gens, des choses, des évènements vous tiennent à c½ur. Que vous vivez, que vous vous battez pour des choix, des raisons qui vous sont propres. Les miennes sont simples, l'amour de mes parents, de ma famille et le respect que je leur dois. Les obligations qui sont les miennes par rapport à eux. Ils attendent une certaine façon de me comporter, de parler, de faire, de travailler et, après avoir longtemps refuser d'agir comme ce qu'ils attendaient, j'ai rangé mon côté rebelle et révolutionnaire et j'ai décidé d'adapter mon comportement à ce qu'ils attendaient. J'ai compris que c'était à moi de m'adapter et non aux traditions familiales de s'adapter à moi. Je suis rentrée dans le moule même si certains m'ont dit cette grande et belle phrase, lourde de sens et qui est vrai : J'ai mûris.
Certaines personnes vont vous l'affirmer, je ne suis plus la même. Je me refuse d'apitoyer sur mon sort – même si ce dernier n'est pas très dur – je refuse de critiquer quelqu'un que je ne connais pas mais jamais je ne refuse de mettre des coups de poignards quand on m'insupporte. Je ne suis pas schizophrène, je suis juste respectable, respectée dans une certaine communauté et je ferais tout pour que cela continue, en employant tous moyens même les moins plaisant. Je suis dure, je suis une garce, une espèce de caïd mais encore plus méchante que Soprano car je suis dotée d'un cerveau qui mémorise tout et qui en sait assez pour pouvoir clouer sur la place publique celui que je ne supporte pas. Bref, je suis méchante mais cette méchanceté est assumée. Elle me sert de paroi, de barrière entre ce que je suis et ce que j'étais, entre ce que je veux et ce que j'ai, entre ce que je dois faire et ce que je veux faire, entre qui je suis et qui je voudrais être. C'est utile. Je cloisonne.
Je pense que les personnes qui lisent ceci doivent être lassés et se demandent quand cela va s'arrêter. Bientôt, bientôt. Je vous explique rapidement ce que je compte faire. Je compte respecter mes promesses et mes engagements mais je ne compte pas en prendre d'autres vis-à-vis de qui que ce soit (à vous de lire entre les lignes), je ne compte pas vivre à deux cent à l'heure, au dessus de mes forces et ma santé et après m'étonner de mettre en péril certaines valeurs sacrées dont celle du travail et des résultats, je continue à ne pas oublier à qui je dois de redonner un coup de main si nécessaire et même si cela ne m'enchante guère. Je suis une femme d'honneur.
Pourquoi ne dis-je pas fille à la place de femme ? car j'estime que je m'approche plus de la définition de femme que de fille. J'attends une certaine chose, je rêve de certaines choses, j'effectue certaines choses et toutes ces choses rassemblées me donnent la force de, chaque jour, continuer à chercher le moteur qui fera avancer ma voiture (certains de mes amis vont reconnaître l'un de mes plus beaux proverbes.) Honnêtement, je ne crois pas en l'Amour et je ne tiens pas à le chercher, je n'aime pas être lassée et je me lasse vite. Je crois qu'à un certain moment de notre vie, il existe des sentiments amoureux dû à des histoires, à un but ou autre que l'on a en commun l'un avec l'autre et que ces sentiments amoureux s'effilochent avec le temps (donc donne une joyeuse rupture) ou, au contraire, se renforcent et ce qui doit en découler en découle. J'attends ce moment et la personne avec une patience non feinte car je sais que ce n'est pas un problème en soi pour moi : Je suis jolie.
J'ai donc parlé de mes sentiments amoureux, de mes sensations internes, de mon passé et de ce qu'il m'attend. Je crois, maintenant, sincèrement, pouvoir affirmer que j'ai, enfin, enfin, pu faire cela : J'ai bouclé la boucle de ma ceinture The end. Et j'espère que ce texte que je n'ai pas écris avec plan tient la route.